Aides financières à la rénovation énergétique : ce qui change au 1er septembre 2026
À partir du 1er septembre 2026, le « parcours par geste » de MaPrimeRénov’ change, et certaines primes CEE (certificats d’économies d’énergie) sont revalorisées. Voici ce qu’il faut retenir pour les propriétaires de maisons individuelles.
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Six travaux sortent du parcours par geste pour MaPrimeRenov’
Jusqu’ici, il était possible de faire financer isolément, geste par geste, un certain nombre de travaux de rénovation énergétique. Ce n’est plus le cas depuis le 1er septembre pour six catégories de travaux :
- les poêles à bois ou à granulés,
- les chauffe-eau et systèmes de chauffage solaires,
- les chauffe-eau thermodynamiques,
- la ventilation double flux,
- l’isolation des toitures et des combles,
- le remplacement des fenêtres et portes-fenêtres.
Le parcours par geste est toujours éligible pour certains travaux :
- les pompes à chaleur air/eau,
- les solutions géothermiques,
- le raccordement à un réseau de chaleur ou de froid,
- la dépose de cuve à fioul,
- l’audit énergétique.
Pour les logements classés F ou G, les gestes retirés demeurent toutefois accessibles jusqu’à fin 2027, et l’obligation de fournir un diagnostic de performance énergétique (DPE) pour ces dossiers est repoussée à janvier 2028.
Les travaux exclus de MaPrimeRénov’ restent éligibles à l’éco-PTZ (prêt à taux zéro), qui reprend les mêmes critères techniques que ceux qui viennent d’être abrogés côté MaPrimeRénov’. Ces travaux restent également susceptibles d’ouvrir droit aux CEE, un dispositif distinct qui n’est pas concerné par cette réforme, sous réserve de respecter les conditions propres à chaque fiche d’opération standardisée.
La rénovation d'ampleur, un tremplin vers un chauffage 100 % décarboné
Pour les maisons individuelles engagées dans un parcours de rénovation d’ampleur (MaPrimeRénov’ Parcours accompagné), une nouvelle condition s’applique : le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire doivent désormais reposer entièrement sur des solutions décarbonées après travaux. La pompe à chaleur et le raccordement à un réseau de chaleur majoritairement alimenté en énergies renouvelables ouvrent ainsi pleinement droit à l’aide.
Concrètement, un foyer encore chauffé au gaz qui vise une rénovation d’ampleur peut intégrer à son projet le remplacement du générateur de chauffage par l’une de ces deux solutions compatibles, pour sécuriser le maintien de l’aide.
Des CEE renforcés et revalorisées
En parallèle, un arrêté du 17 août 2026 revalorise plusieurs fiches CEE liées au solaire thermique, justement au moment où ces équipements sortent du parcours par geste MaPrimeRénov’. C’est notamment le cas :
- du chauffe-eau solaire individuel,
- du chauffe-eau thermodynamique à accumulation,
- des systèmes photovoltaïques et thermiques à circulation d’eau,
- ainsi que des dispositifs solaires thermiques et des systèmes solaires combinés, dont les coefficients de bonification augmentent pour les ménages modestes comme pour les autres.
Une condition commune s’applique à toutes ces bonifications : l’opération ne doit pas conduire à installer ou conserver un équipement de chauffage ou d’eau chaude sanitaire pouvant fonctionner aux combustibles fossiles.
Les fiches encadrant la rénovation d’ampleur en maison individuelle sont elles aussi resserrées : le périmètre des logements éligibles se recentre sur les classes énergétiques E à G, et le cumul des CEE pour des travaux de même catégorie est encadré différemment selon la date d’achèvement du chantier.
La date de dépôt de la demande, et non celle du devis, fait foi
Point important pour les projets déjà en cours : ces nouvelles règles s’appliquent aux demandes déposées auprès de l’Anah à compter du 1er septembre 2026.
Un dossier déposé avant cette date reste soumis à l’ancien régime, y compris pour les six gestes désormais exclus du parcours par geste, même si le chantier démarre plus tard. Un devis signé avant le 1er septembre ne suffit pas à lui seul à sécuriser l’ancien cadre : c’est bien la date de dépôt effective de la demande, attestée par l’accusé de réception de l’Anah, qui détermine le régime applicable.
Pour un projet déjà ficelé sur l’un des six gestes concernés, déposer le dossier avant le 1er septembre permettait donc de conserver l’accès au monogeste. Pour un projet moins avancé, l’option à étudier est plutôt un basculement vers la rénovation d’ampleur, qui reste, elle, structurée autour d’un objectif de performance globale plutôt que d’un geste isolé.
En résumé
6 travaux
sortent du parcours par geste MaPrimeRénov’ au 1er septembre 2026 : poêles à bois/granulés, solaire thermique, chauffe-eau thermodynamique, VMC double flux, isolation des toitures, fenêtres.
Eco-PTZ
Ces travaux restent finançables via l’éco-PTZ et potentiellement via les CEE, revalorisés sur le solaire thermique.
Fin du gaz
En rénovation d’ampleur, une maison individuelle ne peut plus conserver ni installer de chauffage ou d’eau chaude au gaz pour bénéficier de l’aide.
Date de dépôt
La date de dépôt de la demande auprès de l’Anah (pas celle du devis) détermine si un dossier relève de l’ancien ou du nouveau régime.